Depuis 1940, notre société a changé ses habitudes de consommation, notamment dans le domaine alimentaire.

Elle a connu après guerre la rapidité et la nécessité de la reconstruction. Cela s’est vu dans l’architecture mais aussi dans l’agriculture par la mise en place d’une agriculture intensive au détriment des équilibres naturels qui avaient dans leur ensemble prévalu.

C’était en effet le début de la guerre froide et de la course aux armements.

Cette propension à rentrer dans ce type de course a mis à l’écart les dégâts collatéraux, y compris dans un domaine tel que l’agriculture. Les objectifs productivistes des 30 glorieuses avaient en effet eu pour objectif la croissance des niveaux de vie. Cela s’appliquait donc à la production agricole et agroalimentaire. Il fallait nourrir une population qui connaissait un baby-boom. Les perspectives de croissance n’avaient jamais étaient aussi mirifiques et les lendemains qui chantent appartenaient au passé.

Nous avons vécu notre alimentation comme quelque chose qui se réduisait dans le budget et c’était tant mieux.

Les processus agricoles se sont intensifiés pour augmenter la production par l’adjonction de produits phytosanitaires, tels que les herbicides, les pesticides, les insecticides et les engrais chimiques. Malheureusement, ceux-ci n’ont pas été prévus d’être biodégradables et sont des molécules à forte teneur toxique.

parallèlement, ces molécules sont toutes brevetées. Dans ses conditions, elles sont donc « marchandisables ». Par conséquent, les profits liés à la vente de ces molécules varient aussi en fonction de leurs volumes. Il va de soi que les dosages utilisés dans l’agriculture ne sont pas nocifs pour l’homme sauf pour ceux qui les manipulent.

Cependant, on peut remarquer que certaines médecines comme l’homéopathie font appel à des micros dosages dans leurs principes actifs pour stimuler les défenses immunitaires de l’organisme et créer la guérison.

On peut assez légitimement s’interroger sur ce qu’il advient des dosages de ces produits non nocifs pour l’homme lorsqu’ils sont ingérés? Tant dans leur dose que dans la durée d’utilisation. Les scientifiques américains commencent à avoir des perspectives de réponses qui sont relatées dans l’ouvrage « Anticancer » de David Servan-Schreiber –Ed° Robert Lafont.


L’OMS commence à invoquer les facteurs environnementaux comme causes de maladies congénitales ou dégénératives, en référence au film de Coline Sérault “nos enfants nous accuseront”.

Cette approche avait déjà été observée par le médecin nutritionniste suisse et chercheuse : Catherine KOUSMINE (1904-1992) en étroite relation avec l’Ecole d’alimentation naturelle allemande. Sans rentrer dans les détails, ses travaux mettent en avant les typologies de maladies lié à l’hérédité des habitudes alimentaires. Il est à noter que cet auteur n’a pas fait l’unanimité dans sa profession à son époque, mais force est de constater combien ses analyses se rapprochent de celles qui sont faites par nos contemporains au fur et à mesure que le temps avance.

On commence seulement aujourd’hui à parler des causes environnementales, du bout des lèvres, lorsque l’on parle du taux de cancer anormalement élevé chez les agriculteurs (supérieur de plus de 50% par rapport à la moyenne des autres catégories de la population française).


De plus notre filière agroalimentaire a mis une nouvelle fois la science à contribution pour diminuer les risques de pertes sur les processus de post-production tels que le transport ou le stockage (dans les points de vente). Ainsi des produits ont été conçus en amont pour assurer la plus longue survie après sa cueillette ou sa mort au détriment même des qualités nutritionnelles et gustatives inhérentes à ces produits. Les fraises espagnoles sont un bon exemple parce que tout le monde a pu les goûter. Certaines fraises peuvent même traverser tous les États-Unis en partant de Californie par camion pour arriver toutes fraîches (brillantes) sur les étales des distributeurs de la côte ouest. Quel est l’impact sur ce que l’on appelle la dégradation de l’environnement et ce que l’on appelle aujourd’hui le développement durable ? Sans parler des tomates qui pour 80% de sa production mondiale est produite hors sol et ne contiennent donc plus de vitalité. Chiffres à peine croyables !


Au nom de cette survie des aliments, du confort, et des profits des distributeurs et de l’industrie alimentaire il faut y ajouter tous les produits qui apportent de la flexibilité dans les flux tendus. Les conservateurs qui permettent à un aliments de se conserver très longtemps. En fait tout ce qui permet de ralentir le « biodégradation » des aliments en conservant leur enveloppe marketing (vendable).

Cela passe aussi par l’utilisation d’huiles hydrogénées qui sont des huiles oméga-6 (soja, palme ou colza) et qui ont été modifiées pour devenir solide à température ambiante. Cette modification les rend à la fois moins digestes et plus inflammatoires encore que les oméga-6 à l’état naturel. Le gros avantage de ces huiles c’est qu’elles ne rancissent pas. Elles sont utilisées dans les produits destinés à rester longtemps dans les supermarchés. Au passage la production d’huiles végétal oméga-6 pour la consommation humaine était à 1kg/personne et par an en 1940. Elle est passée 11 kg/an et par personne. Avant 1940 leurs consommations étaient marginales

A cela, il faudrait ajouter les émulsifiants, les correcteurs d’acidité, les agents de traitement de la farine, les stabilisants et les épaississants.


Bien entendu, si on parle de marketing, cela comprend les colorants. La conscience visuelle doit s’y retrouver. Au final, notre alimentation au sens de la nutrition s’est appauvrie et en plus elle véhicule désormais vers l’organisme de l’homme des molécules qui sont toxiques et dont il ne sait pas quoi faire parce qu’il ne les reconnaît pas génétiquement. De surcroît, celles-ci peuvent entraîner des maladies bénignes gênantes (urticaire,…) mais aussi plus graves (cancer, leucémie…).


Tous ces produits constituent des polluants qui deviennent de véritables poisons pour les organismes humains.


Dans le documentaire « nos enfants nous accuserons » les cancérologues et les endocrinologues de l’OMS sont assez inquiets pour ne pas dire alarmistes. Ils y expliquent lors du symposium qui y fait référence, que les générations d’enfants qui sont entrain de naître aujourd’hui sont en moins bonne santé que la génération qui les a précédé. Aux dires de ces scientifiques internationaux cela constitue un fait sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Ces problèmes de santé n’ont pas de causes précises, notamment l’exposition à des cancérigènes. Dans leur ensemble, les causes sont attribuées à des facteurs environnementaux. Il va de soi que certains s’en sortent, mais d’autres non. 100,000 enfants par an sont touchés en Europe. Je ne m’étendrai pas sur les pathologies car ce n’est pas mon domaine, mais il faut savoir que cela s’étend aux problèmes de fécondité dans les pays occidentaux et de dégénérescence.

Dans les pays occidentaux, les gens vivent de plus en plus vieux mais en de moins en moins bonne santé (d’où un déficit de la sécurité sociale qui demeure un problème structurel de plus en plus conséquent).

Dans ce présent descriptif, il n’est pas possible de s’étendre sur tous les problèmes que les scientifiques qui ont le soucis de l’avenir de l’humanité commencent à soulever. Cependant, il semble que l’on puisse étendre les problématiques à l’infini. En passant par le réchauffement climatique sujet du film d’Al Gore, « une vérité qui dérange », dans lequel il cite, au passage, le grand journaliste américain Upton Sinclair : « il est difficile de faire comprendre quelque chose à quelqu’un quand son salaire dépend du fait qu’il ne le comprenne pas ». Dans ces conditions, « nous ne pouvons espérer ni des politiques ni des industriels, qu’ils fassent ces choix difficiles à notre place » nous dit Servan-schreiber. A-t-il tort ou raison ? En tout cas l’actualité nous en tient informée quotidiennement et pour lesquels nous seront taxés (joli phénomène de déséconomie externe). Il en va aussi de la disparition des abeilles dû aux pesticides, dont il faut savoir que leur absence ne laisserait plus que 4 ans de survie à l’humanité (Bien entendu c’est un modèle qui prévoit la suppression totale et brutale des abeilles et non leur disparition progressive et dont une des solutions envisagées ferait appel à des frelons japonais résistants qui eux a priori ne sont pas des producteurs de miel et sont beaucoup plus agressifs).


Cela étant, on peut simplement en conclure que le premier contact du bébé avec la vie reste pour commencer son alimentation. Hors, force est de constater qu’elle constitue le premier maillon faible puisqu’il en est un désormais que l’on peut pointé du doigt.


Le but de ce projet est de permettre aux gens qui sont sensibilisés à ces problématiques, d’accéder à la possibilité de recourir à une alimentation saine et naturelle qui aujourd’hui n’existe plus dans l’alimentation conventionnelle.

L’alimentation biologique se révèle être celle qui répond le mieux à ce souci de la santé et qui donne à l’organisme ce qui est nutritionnellement bon pour lui et naturellement assimilable. En tout cas, il a le mérite d’être sans ambiguïté.


Sans vouloir faire la promotion du végétarisme, force est de constater aujourd’hui qu’un indien qui mange 5kg de viande par an est en meilleure santé qu’un occidental au même âge, sans parler des Nord Américains qui consomment 123 kg de viandes par an.

La France est le deuxième plus gros mangeur européen de viande après l’Espagne et avant le Danemark. Le porc est la viande la plus consommée en Europe, avant le bœuf, la volaille et le mouton. C’est au Sud-Ouest et dans le Nord que la consommation est la plus élevée, avec 74 kg par personne par an en moyenne et dans les régions méditerranéennes et Ouest qu’ils sont les plus faibles. Dans ces dernières régions, on préfère la viande de boucherie et la volaille alors que dans l’Est, le Bassin Parisien et dans le Nord on trouve plutôt des adeptes du porc et des charcuteries.

De plus, cette consommation effrénée à la viande occupe 1/3 de la surface agricole qui sert à la culture. Cette augmentation de la consommation de viande a eu plus d’impact négatif sur le réchauffement climatique par émission de gaz à effet de serre que toute autre filière dans le monde (y compris devant le transport). Cela va du pêt de la vache, au transport des animaux, leur alimentation, leur conditionnement (froid) et leur transformation.


Sur le site d’une chaîne de restaurant taiwanais végétalien et bio « Loving Hut » dont le premier établissement s’est ouvert à Paris, on trouve les propos suivants :

« Le réchauffement climatique est sur le point de s’emballer. La fonte de plus en plus complète de la glace en Arctique en période estivale en est un exemple.  Les glaces réfléchissaient 80 % de l’énergie du Soleil vers l’espace et ont servi de régulateur de la température dans le Grand Nord durant des millions d’années.  Avec la fonte de ces glaces, l’énergie solaire est absorbée par l’océan, accroissant le réchauffement planétaire et causant la fonte du pergélisol dans le nord des continents.  La fonte du pergélisol, qui a déjà été observée [Walter et coll. 2007], émet de grandes quantités de méthane, un gaz à effet de serre très puissant (72 fois plus réchauffant que le CO2 sur vingt ans), ce qui causera un effet domino.  La hausse de la température pourrait être si rapide que des écosystèmes entiers s’effondreront.  La vie sur Terre est en jeu.

Une solution est de plus en plus préconisée dans le monde: adopter une alimentation végétalienne ou sans produits animaux. Le fait d’éliminer ou de diminuer la consommation de viande ou de produits animaux est la manière la plus efficace et rapide de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre, en particulier le méthane.  En effet, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a établi que l’industrie animale générait plus de gaz à effet de serre que toutes les émissions dues au transport [FAO 2007].  Le Dr. Rajendra Pachauri, Président du Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies récipiendaire du Prix Nobel de la Paix en 2007, a clairement dit :

    « Please eat less meat – meat is a very intensive carbon intensive commodity / Veuillez s.v.p. manger moins de viande – la viande est un produit qui est très intense en carbone » »


Sans tomber dans le végétalisme, il convient de réduire fortement notre consommation de viande, sans que cela n’ait d’impact négatif sur notre santé, bien au contraire notamment pour ce qui est des viandes rouges sachant que les protéines végétales (protéagineux) peuvent se substituer sans problème aux protéines animales. En diminuant notre consommation de viande nous améliorons notre santé et nous contribuons au ralentissement du réchauffement climatique.


De plus, la viande que nous consommons aujourd’hui est de mauvaise qualité et la consommation de la viande rouge, en particulier, n’est pas bonne pour la santé (selon un médecin nutritionniste consulter dans le cadre de ce projet. Consommer 1 fois de la viande rouge tous les 15 jours est correct, ou 2 fois maximum tous les 15 jours).

De plus, cette viande est de mauvaise qualité, nous dit David Servan-Schreiber dans “anticancer” car les aliments qui sont donnés au bétail, au-delà des problématiques d’OGM, ne permettent pas à la viande d’apporter, par exemple, les apports équilibrés que notre organisme a besoin. Notamment, l’apport équilibré en oméga 3 et 6 qui sont dit essentiels car l’organisme ne peut les fabriquer.

En particulier, la parité entre oméga 3/oméga 6. Normalement ce rapport dans la viande d’élevage est 1/1 et constitue un équilibre alimentaire si le bétail est nourri avec de l’herbage (prairie). C’est ce qui se passait avant 1940. Mais si cette alimentation utilise en partie du soja et du maïs notamment : le rapport se déséquilibre. Avec 2/3 d’herbage et 1/3 de soja-maïs, on a un rapport oméga3/oméga6 de 1/3, si cette alimentation passe à 1/3 d’herbage, ce rapport devient alors 1/5. La viande que l’on trouve actuellement dans l’alimentation peut avoir des rapports allant jusqu’à 1/15, parfois 1/40. De plus, nous dit David Servan-Schreiber, « les oméga 6 facilitent le stockage des graisses, la rigidité des cellules, la coagulation du sang, et les réponses inflammatoires aux agressions extérieures. Ils stimulent donc la fabrication de cellules graisseuses dés la naissance. Les oméga-3, au contraire, participent à la constitution du système nerveux, rendent les cellules plus souples et calment les réactions d’inflammation. Ils limitent aussi la fabrication des cellules adipeuses. 

L’équilibre de la physiologie dépend étroitement de l’équilibre entre oméga-3 et oméga-6. Or ce rapport est celui qui a le plus changé dans notre alimentation en cinquante ans. »

Comment s’étonner des problèmes d’obésité et ceci dés la naissance.

Si on y ajoute les problèmes liés à la surconsommation de sucre, on obtient alors une nouvelle maladie qui s’appelle la « diabésité ».


Aussi, le souhait de ce restaurant est de permettre et de promouvoir une alimentation qui ne provoque pas de «dégâts collatéraux» et qui souhaite intégrer dans sa démarche la recherche de la santé à travers une alimentation saine et une nutrition optimale. Tout en conservant le plaisir d’un bon repas.



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